4 juin 2019

Devil May Cry 5, 11 ans d’attente

Devil May Cry est l’une des séries phares de Capcom. Dante, son personnage principal a su très vite se hisser au Panthéon des Héros les plus Stylish du jeu vidéo. Et ce ne sont pas les développeurs de Ninja Theory qui nous diront le contraire, au vu de la réception très mitigée de leur version de Dante dans le reboot Dmc: Devil May Cry (Pour autant, Le jeu ne fut pas un échec commercial, même s’il a été moins vendu que Devil May Cry 4).

Sorti en 2008, Devil May Cry 4 introduit le personnage de Nero et son Devil Bringer , un bras fantôme aux possibilités multiples. J’avais déjà trouvé son gameplay intéressant à l’époque et j’étais ravi de le voir mis à l’honneur dans le trailer de présentation de l’E3 2018 ! Il aura donc fallu attendre 11 ans pour pouvoir continuer les aventures de Nero et Dante et c’est avec un plaisir non dissimulé que je me suis attelé à la tâche.

 

3 personnages, 3 styles de jeu, 3 ambiances

La grande force de ce Devil May Cry est la présence de 3 personnages aussi charismatiques les uns que les autres, avec néanmoins leurs spécificités, que ce soit en terme d’écriture scénaristique que de gameplay.

Le jeu débute avec Nero, la tête brulée, armée de son épée Red Queen, et son pistolet Blue Rose. On fait ensuite la connaissance du mystérieux V au gameplay innovateur même pour les habitués de la série, car il s’agit d’un sorcier, accompagné de 3 familiers, que le joueur doit contrôler tout en déplaçant intelligemment V. Ce dernier étant loin d’avoir les capacités physiques et la vitesse de Nero.

Et enfin, l’inévitable Dante qui, malgré la relève que représente Nero, répond toujours présent, et dont le gameplay repose sur sa diversité d’armes et de styles de combat. Très efficace.

Il faut dire qu’à ce niveau, Devil May Cry 5 est une réussite. J’ai adoré jouer avec les trois protagonistes, même si la caméra jouait parfois de mauvais tours. Chaque personnage présente des subtilités de gameplay. Ma préférence personnelle va tout de même pour Dante dont les possibilités de gameplay sont immenses, pour peu que l’on maîtrise bien les associations entre les styles de combat et le choix de l’arme.

 

Nero joue les Cobra

Cette fois, pas de Devil Bringer pour des raisons scénaristiques avec Nero… Nous débutons le jeu avec les Devil Breaker, des bras mécaniques qui font partie intégrantes de son gameplay. Ces bras artificiels lui sont fournis par un nouveau personnage, Nico, une armurière de génie et pilote folle-dingue.

Nero peut donc attaquer à l’épée, au pistolet qui ferait pâlir l’agent Murphy, et aussi, mais surtout son bras droit mécanique lui permettant d’utiliser le Wire Snatch, un grappin avec lequel il peut attirer à lui les petits ennemis, ou, au contraire arriver plus rapidement à portée d’un gros monstre.

L’Exceed est également de retour, permettant de charger son épée et la rendre plus puissante comme dans Devil May Cry 4. Et enfin, donc, les Devil Breakers qui disposent chacune de 2 attaques (une normale et une chargée). Le nombre de Devil Breakers que l’on peut emporter lors d’une mission est limitée, mais, pas de panique, les niveaux en sont parsemées, car Nico a eu la présence d’esprit d’en poser un peu partout (c’est l’un des petits éléments WTF du jeu, avec les cabines téléphoniques qui fonctionnent n’importe où).

Point important : les Devil Breakers sont fragiles : ils peuvent être détruits après une attaque chargée ou, lorsqu’un ennemi blesse Nero pendant leur utilisation.

 

V-il Sorcier

V, le nouveau personnage de la série, au gameplay le plus original, présente la particularité de ne pas être un combattant de mêlée (Il a la carrure de feu David Bowie), mais il a, à sa solde, 3 démons :

– Shadow, une panthère effectuant des attaques au corps à corps;
– Griffon, pour les attaques à distance;
– et enfin Nightmare, un golem, qui porte bien son nom pour les ennemis qui lui font face, et que V ne peut invoquer qu’une fois sa jauge de Devil Trigger assez remplie.

V est donc dirigé avec le stick gauche, pendant que Shadow et Griffon sont affectées aux touches d’attaques au corps à corps et à distance. Seul V peut achever les ennemis avec sa canne. Il a également la possibilité de regénérer sa jauge de Devil Trigger pendant que ses familiers combattent, mais son déplacement est fortement réduit pendant son incantation regénératrice.

Manette en main, la sensation de diriger un mage est assez impressionnante, cette idée de séparer les différentes actions des familiers via une touche qui leur est propre, la gestion des ennemis et des déplacements de V, font que ce personnage reste une belle surprise. Petit bémol tout de même, j’aurais aimé une plus grande diversité de sorts du côté de V.

 

Son of Sparda

Dante, Dante, Dante… Que dire. Mon chouchou, sans hésiter, il reste le patron. On commence tout doucement avec sa fidèle épée Rebellion et Ebony & Ivory, ses pistolets qu’il ne quitte plus depuis le 1er opus. Son arsenal va s’étoffer au fur et à mesure que l’on avance dans sa quête. Combat aux poings et pieds, nunchaku convertible en bâton de combat, moto (oui, vous avez bien lu)… Et comme si ça ne suffisait pas, il peut aussi étoffer son arsenal d’armes à distance, bazooka, fusil à pompe…  Il a également 4 styles de combat différents à maîtriser afin de pouvoir profiter pleinement du gameplay que nous propose le personnage :

Trickster : pour les déplacements rapides terrestres et aériens
Swordmaster : pour les attaques spéciales d’armes de mêlée
Gunslinger : pour les armes à distance
– Et le technique Royalguard , qui permet d’encaisser les attaques ennemies et même les renvoyer.

Le nombre de combinaisons est juste … dantesque… Voilà. Le gameplay est assurément la grande réussite de ce Devil May Cry 5, c’est un plaisir de diriger les 3 personnages.

 

Heaven And Hell

Comme dans les anciens opus, les démonites rouges (achat d’aptitudes), bleues (augmentation de vie) et violettes (augmentation de la jauge de Devil Trigger) sont de retour. Pas de réelles évolutions en terme d’évolution des personnages, qui consiste en grande partie dans l’achat d’aptitudes et la recherche des fragments de démonites bleues et violettes.

Le scénario reste dans la lignée de Devil May Cry : un démon majeur vient foutre le bordel et ce sont nos hybrides mi-humain mi-démon qui vont devoir arranger les choses. Il y a malgré tout quelques bonnes surprises, même si ça reste léger.

Au niveau des dialogues, j’ai un petit faible pour Nico, qui ajoute une touche d’humour et de folie appréciable, mais, a contrario, on ne peut qu’être déçu des rôles donnés à Lady et Trish . C’est très simple, ne tournons pas autour du pot, le jeu aurait très bien pu se dérouler sans elles. Un véritable gâchis, d’autant plus que leur design est plutôt réussi dans ce nouvel opus.

Les musiques du jeu sont rares, mais de bonne facture (j’aime particulièrement le thème Devil Trigger lors des combats avec Nero). La direction artistique est soignée mais les décors sont à mon goût bien trop répétitifs… C’est dommage. Les ennemis et les personnages sont magnifiquement réalisés.

 

Dante Must Die

L’histoire principale se termine en environ 20h, mais Devil May Cry 5 possède également quelques éléments de re-jouabilité :

– La possibilité de rejouer les missions secrètes parsemées dans les différents niveaux du jeu afin de battre ses records personnels. Les missions secrètes consistent en des défis spécifiques à un personnage donné (ex.: effectuer des combos sans toucher le sol pendant 15s, tuer un ennemi en 1 coup, etc.).

– Les niveaux effectués étant notés (de C à S), il sera possible de revenir pour améliorer sa note avec de nouvelles aptitudes achetées au magasin de Nico.

– Il est possible de débloquer plusieurs niveaux de difficulté, et le dernier ( Hell and Hell ) a le mérite d’être un véritable défi qui plaira aux plus chevronnés …

– Le retour du Bloody Palace, où nos protagonistes devront faire face à des vagues d’ennemis à chaque étage (101 au total).

Pour les chasseurs de trophée Platine, comme moi, Devil May Cry 5 représente un défi considérable, mais, uniquement basé sur la capacité du joueur (aucun trophée obtenable au hasard).

 

SSSensational

En conclusion, ce Devil May Cry 5 est un jeu d’action techniquement réussi et au gameplay riche. Il devrait plaire aux amateurs de beat’em all, qu’ils soient fans de la série ou néophytes, pour qui, ce peut être une excellente entrée en matière.

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