23 juillet 2014

Penny Dreadful, la série macabre

Quand la série Penny Dreadful a été annoncée pour Mai 2014, inutile de vous dire que je bouillonnais d’impatience, afin de pouvoir découvrir le rendu du premier épisode. La bande-annonce laissait présager des thèmes et des acteurs qui ne pouvaient que me plaire et ça n’a pas manqué. Maintenant que j’ai terminé la première saison, je peux enfin vous donner mon appréciation globale !

Pour comprendre la série Penny Dreadful, il faut d’abord se replonger dans les origines de son titre. En effet, au XIXe siècle apparut la littérature fantastique et ses récits surnaturels mettant en scène créatures, vampires, fantômes, pactes démoniaques grâce à des auteurs comme Bram Stoker, Mary Shelley, Oscar Wilde, H.P Lovecraft ou encore Edgar Allan Poe. En réponse à ces auteurs et leurs grandes oeuvres, d’autres écrits plus accessibles virent le jour, notamment en Angleterre, sous forme de petites publications ou de nouvelles, vendues à un « penny », célébrant des histoires d’horreur et souvent sombres, qu’on appela « Penny Dreadful ». Ainsi, la série qui se déroule dans le Londres de l’époque Victorienne s’inspire largement des textes, des personnages et des histoires de ce temps-là.

 

Penny-dreadful

 

Mystère et macabres découvertes

L’histoire se déroule donc au XIXe, dans une Londres qui se remet à peine de Jack L’Eventreur et qui devient à nouveau le théâtre d’un spectacle macabre et sanglant. Le mystère plane quant aux origines des attaques, mais un petit groupe de personnes se lient malgré elles afin de faire un peu de lumière sur ces affaires.

Mêlant fantastique, occultisme, horreur et steampunk, Penny Dreadful pioche dans tout ce que l’époque victorienne a fait de plus sombre pour nous offrir une histoire digne du Grand-Guignol, campée par un casting de renom. En effet, on retrouve sous les trait d’un vieil homme fortuné Timothy Dalton, Eva Green en puissante Médium, ainsi que Josh Hartnett en tireur d’élite d’outre-atlantique au passé mystérieux.

Chacun sert un rôle bien particulier et si l’on ignore leur véritable identité au début des épisodes, le voile se lève au fur et à mesure pour faire hausser le coins des lèvres des amateurs du genre fantastique.

 

Are you afraid?

C’est un peu compliqué pour moi de vous parler de la série sans spoiler, tant sur l’histoire que sur les personnages en eux-mêmes. Cependant, il y a une chose que je peux dire sans trop me mouiller à propos de Penny Dreadful : Âmes sensibles s’abstenir. En effet, si vous n’êtes pas versés dans les séries d’époque, dans les histoires d’occultes, de mysticisme et de démons, et pour peu que vous soyez sensibles à la vue de certaines choses, passez votre chemin, mais ce serait dommage de passer à côté de cette saison 1 qui ne se compose finalement que de 8 épisodes d’une cinquantaine de minutes chacun.

Pourquoi?

D’une part, notamment pour son ambiance mystérieuse et surnaturelle qui contribue à l’installation de cette tension grandissante entre les personnages. Un savant mélange de beauté et d’horreur que l’on remarque dès les premiers instants du générique, et que l’on retrouve tout le long de la saison. Pourtant, vu les thèmes abordés, on pourrait avoir peur de tomber dans le « kitsch », mais ce n’est pas le cas.

Et d’autre part, pour le jeu d’acteurs particulièrement réussi des protagonistes. Après, avec ce genre de casting, cela parait presque naturel. Tout d’abord, parlons d’Eva Green. J’en suis une grande fan et j’assumerais donc la subjectivité de mon avis. Toutefois, je la trouve époustouflante sur tous les plans, dans son rôle de Vanessa Ives. Sa beauté est à la fois magnifiée et détruite, et son interprétation m’a laissée bouche bée. A côté d’elle, on trouve un Josh Hartnett qui peine peut-être un peu, au début, à mettre en place son personnage d’Ethan Chandler, mais qui se révèle très intéressant par la suite et qui donne envie d’en savoir bien plus. Et pour chapeauter le tout, Timothy Dalton grisonnant mais au charisme décuplé, tient le rôle de Sir Malcolm Murray, avec une classe sans nom.

 

Do you really want to be Normal ?

Pour mon plus grand bonheur (et le vôtre aussi, je le sais), la série a été renouvelée pour une saison 2, de 10 épisodes cette fois-ci. C’est donc très bon signe et ce sera l’occasion de percer les mystères mis en place dans ce premier volet.

Je ne peux donc que vous encourager à vous lancer dans cette série, qui fait partie de mes coups de coeur 2014, si vous appréciez les clins d’oeil aux figures littéraires et le style dandy horror.

 

Commentaires sur Penny Dreadful, la série macabre

  1. Thanks je vais tenter ça du coup. J’avais jamais entendu parler ^^

  2. J’ai de suite mis de côté ton article quand j’ai vu que tu l’avais posté, je voulais attendre d’écrire mon propre avis sur mon blog (mis en ligne ce matin) avant de lire le tien !
    Si tu vas me lire, tu verras que j’ai été déçue de la série, toutefois je suis contente qu’il y ait une saison 2. Je trouve que beaucoup trop de questions sont restées sans réponses. Après, je te rejoins complètement sur l’interprétation d’Eva Green qui est juste splendide, et je trouve Timothy Dalton beaucoup plus beau gosse aujourd’hui qu’il y a 25 ans !

  3. J’ai lu le 1er tome de la BD « La lige des gentlemen extraodinaires » qui a grandement inspiré cette série !!
    Perso, j’ai beaucoup aimé la série !! Le jeu d’Eva Green lors de ces crises est impressionnant !

  4. Premier passage sur ton blog et jolie trouvaille ! Cette série me donne la sensation de regrouper pas mal d’élément que j’aime, à commencer par l’ambiance de cette époque (j’apprécie également les auteurs que tu as cité en début d’article).
    Je n’avais vraiment jamais entendu parler de cette série, je vais devoir y remédier 🙂

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