23 juin 2017

Un pied dans la folie avec The Town of Light sur PS4

L’année dernière, à la Gamescom, je m’étais octroyée un petit temps de pause du côté des jeux internationaux indé. J’y avais découvert un petit studio italien LKA dont le jeu The Town of Light, semblait à la fois intriguant et joliment réalisé. C’était en août dernier. Je n’en avais plus entendu parlé jusqu’en ce début de mois de juin, lors de la sortie finale du jeu, que je me suis empressée d’essayer.

 

Il diario di Renée

Sous forme de walking simulator à la première personne, on m’avait annoncé un scénario assez dramatique, abordant des thématiques dures telles que l’internement dans un asile psychiatrique, la folie, la détresse psychologique et l’isolement ou encore la dépression. Je vous l’annonce d’emblée, The Town of Light n’est pas un jeu joyeux. Il a plutôt pour but de relater ce qui se passait dans certains asiles ou centres hospitaliers italiens, durant l’avant-guerre, en s’inspirant de faits réels.

Le jeu retrace ainsi l’histoire de Renée, 16 ans, internée en mars 1938 pour causes de difficultés de socialisation, et se poursuit en mode « enquête » et « exploration », pour découvrir ce qui lui est arrivé entre les murs de cet asile lugubre et désormais désert.

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Findind my happy end…

The Town of Light est glaçant. Presque angoissant. Pourtant, notre aventure se fera constamment seule. Pas de monstres sous les lits ou de créatures au détour d’un couloir, et malgré ça, on se surprend à frissonner. Sans doute grâce à cette ambiance atypique et soignée d’un univers si dérangeant.

La poussière s’accumule, les décors sont délabrés et la souffrance qui résonnait en ces lieux est frappante. Au fur et à mesure de notre parcours, on tombe sur des pages de journal intime, des actes de décès, des lettres de proches. Parfois même des photos d’archives. Qu’est-il arrivé à Renée ? Qui est cette Amara dont elle parle ? Que se cache-t-il dans ces bâtiments aux tristes souvenirs… ? L’espace de quelques heures, The Town of Light nous invite à nous glisser dans la peau de Renée. Nos choix seront les siens et la deuxième moitié de l’histoire se construira en fonction de nous et pourra se ramifier en différentes branches.

En tout cas, voici un jeu qui a le mérite de sortir du lot et de proposer une expérience assez particulière. Il n’est pas très long (4/5h) mais possède une petite rejouabilité grâce aux arbres de choix à faire. Je referais probablement un ou deux runs pour les collectibles et les fins qui me manquent. Car, il y a aussi un trophée platine à la clé.

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The Town of Light est disponible sur PS4, Xbox One et PC, à 19,99€.

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