6 février 2017

The Last Guardian, entre émotion et rage

Il y a quelques semaines, vous m’avez vu rager sur le plateau d’AKOITUJOU, pendant que je faisais le Let’s Play du jeu The Last Guardian. Et comme je ne suis pas du genre à m’avouer vaincue, j’ai souhaité poursuivre l’aventure tranquillement, au fond de mon canapé durant les vacances d’hiver. Une chose est certaine, le jeu est marquant sur plusieurs niveaux. Voyons ensemble pourquoi.

 

Le poème doux…

Le monde entier (du jeu vidéo) semblait attendre ce titre, en cette fin d’année 2016. En effet, The Last Guardian aura mis près de 7 ans avant d’arriver enfin sur PS4. Est-ce pour notre plus grand plaisir, je ne sais pas. Ces longues années de développement et de création auront fini par aboutir à un poème brouillon pour certains, merveilleux pour d’autres. Sorte d’ovni parmi les grosses productions vidéoludiques, The Last Guardian a de quoi laissé perplexe car il fait hurler autant de joueurs qu’il en fait s’émerveiller. Moi, la première, car comme je vous disais, j’ai eu un début difficile avec ce jeu.

Enveloppé de mystère, il débute en nous laissant dans l’ignorance. Sans repères, la voix d’un homme semble vouloir nous raconter son histoire, en remontant le fil du temps comme dans un conte. On se trouve au fond d’un puit ou d’une grotte, sans plus d’explications. Et à nos côtés se trouve une étrange créature, enchainée et blessée. Souvent, on dit que l’adversité rapproche les êtres entre eux. Naturellement, vous allez donc doucement vous lier à cette bête que les hommes nommes Trico. Ensemble, il vous faudra comprendre comment vous sortir de ces ruines mystiques et découvrir peut-être la raison de votre présence dans ce lieu hors du temps et des humains.

D’une certaine manière, le thème est beau et touchant. La relation que vous allez instaurer avec Trico a quelque chose de profond. Chaque caresse. Chaque souffle. D’ailleurs, si l’on peut critiquer le style graphique du jeu, le détail des expressions de Trico, tant dans ses mouvements que dans son regard, relève du chef d’oeuvre.

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…Mais très amère

Cependant, tout n’est pas rose dans The Last Guardian. Les phases d’émerveillement sont trop souvent gâchée par un gameplay (volontairement?) dépassé et des problèmes de caméra à la limite du mal de mer. On dirait que la caméra du jeu possède sa propre étincelle de vie. Et j’avoue que je m’en serais bien passée. Vraiment, le jeu fait hurler de rage tant il ne réagit pas aux simples commandes. Et quand ça marche enfin, c’est d’une imprécision monstrueuse.

Certains diront que c’est une sorte de parallèle avec notre relation avec la Bête. Que le jeu ne demande qu’à être apprivoisé. C’est une belle vision des choses, et j’aimerais qu’il en soit réellement ainsi. Mais dans la réalité des faits, ce n’est qu’une piètre excuse pour un titre qui n’a pas fait évolué son système de jeu depuis 2009. Au moins, The Last Guardian m’aura appris à maitriser ma colère contre la manette et à savourer cette belle équipe que j’ai formé avec Trico. Par contre, pour qui souhaite tenter l’expérience, je vous conseille d’avoir les nerfs solides. Maintenant, je suis curieuse de découvrir les anciens titres de Fumito Ueda. Peut-être que je prendrais le temps de me lancer dans Ico et Shadow of the Colossus, auxquels je n’avais jamais joué.

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Commentaires sur The Last Guardian, entre émotion et rage

  1. Je n’ai entendu que du bien de ce jeu à l’époque, mais je n’ai jamais eu l’occasion de l’essayer. Un peu comme ICO, c’est beau mais j’ai du mal à accrocher.

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