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2 juillet 2018

5 bonnes raisons de craquer pour Detroit : Become Human

Le 25 mai dernier est sorti le nouveau jeu du studio parisien Quantic Dream, Detroit : Become Human, encore une fois exclusif à la PlayStation 4. Si vous vous posez encore la question de tenter ou non l’aventure, voilà 5 bonnes raisons de craquer pour ce jeu.

 

Le scénario

« Pénétrez dans la métropole futuriste de Détroit, redynamisée par le déploiement d’androïdes dont la seule raison d’être est de servir l’humanité. Incarnez trois androïdes dans un monde à l’orée du chaos, Kara, Markus et Connor. Seules vos décisions détermineront votre impact sur l’avenir de Detroit. »

A l’heure où parfois on polémique sur le fait que le jeu vidéo doit être ou non un media à message politique Detroit : Become Human explore des problématiques complexes en lien avec la robotique, l’intelligence artificielle et les singularités mais il ouvre aussi à des réflexions plus globales et humanistes, telles que la cohabitation avec d’autres formes d’intelligence, la valeur de la vie, humaine ou non, et l’inéluctable répétitivité de l’Histoire humaine.

Sans jamais imposer une échelle de valeurs ou une vision moralisatrice, le scénario complexe, bien écrit et profond nous questionne à la fois sur nos propres valeurs mais aussi sur le prix que l’on est prêt à payer : Peut-on assumer les conséquences des choix que nous faisons ? Même après avoir lâcher la manette et éteint la console, on se surprend facilement à repenser à Detroit : Become Human, à ce que l’on a fait ou non et à ce qu’on aurait dû faire…

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La rejouabilité

Si à chaque fois que vous jouer à un jeu à embranchement vous vous demandez souvent “et qu’est-ce qui se serait passé si j’avais fait ça” mais que regarder des let’s play alternatifs des scènes sur YouTube vous soûle, Detroit : Become Human est fait pour vous.
La promesse de David Cage d’avoir une vraie influence sur le déroulement et le scénario du jeu est (enfin ?) complètement tenue. Suivant vos choix, vos échecs ou vos absences de décisions, le destin des personnages et donc le déroulé du jeu seront totalement différents. Et pour une fois, bien plus que le nombre de fins différentes possibles, ce sont vraiment les conséquences de chaque décisions qui font l’intérêt du jeu. Qu’a-t-on, ou non, sacrifié en chemin pour finir sur telle ou telle fin ?

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L’interface d’exploration scénaristique

Puisqu’il est si facile de se perdre dans les différentes possibilités de scénario du jeu, l’équipe de Quantic Dream a eu la très bonne idée de mettre visuellement en scène tous les déroulés possibles d’une séquence grâce à un tableau d’embranchements. Sans pour autant nous spoiler la scène et les actions disponibles, il est ainsi facile de voir toutes les autres voies qu’il serait possible d’emprunter. L’interface, pratique et bien pensée, est parfaite pour tous ceux qui souhaitent essorer l’intégralité du jeu et pour les autres, c’est un rappel constant mais subtil que d’autres chemins étaient possibles et que tout dans Detroit : Become Human est une question de choix

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L’environnement et l’esthétique

Comme à son habitude et grâce à son partenariat exclusif avec Sony, Quantic Dream a exploré les limites techniques de la PS4 et nous propose un jeu à la fois graphiquement beau et esthétiquement recherché. Detroit : Become Human se déroule en 2038, un futur à la fois proche et lointain et l’équipe de développement a fourni un vrai travail de recherche visuel pour nous proposer des concepts futuristes et cohérents aussi bien dans les environnements que dans les avancées technologiques. En termes de rendu visuel, le travail sur les visages est bluffant et on reconnaît sans difficulté les différents acteurs qui incarnent les rôles titres sans pour autant se heurter à la fameuse Uncanny Valley.

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La musique

Lors de la promotion de Detroit : Become Human, l’accent a été mis sur la musique et le choix d’avoir trois compositeurs différents pour chacun de nos héros androides. Omniprésente dans le jeu, très travaillé très distinctes c’est le genre de bande-son qu’on prend énormément de plaisir à réécouter une fois le jeu terminé. Le thème de Kara reste un des plus beaux morceau du jeu et l’OST dans son ensemble est une réussite dont l’équipe de Quantic Dream peut être très fière.

Omniprésente dans le jeu, très travaillée et très distinctes, c’est le genre de bande-son qu’on prend énormément de plaisir à réécouter une fois le jeu terminé.
Le thème de Kara reste un des plus beaux morceau du jeu et l’OST dans son ensemble est une réussite dont l’équipe de Quantic Dream peut être très fière.

 

Ca reste également un joli souvenir à emporter avec soi une fois qu’on a fini d’explorer les différents destins possibles de Cara, Connor et Marcus. Car ces trois personnages, même s’ils ne sont pas parfaits (oui, ils peuvent parfois s’avérer très agaçants dans leurs comportements) sont aussi un des points forts du jeu. Extrêmement bien caractérisés, on passe sans difficulté de l’un à l’autre, en étant tout à fait conscients des enjeux qui les motivent. Mais développer davantage nécessiterait un sixième point ce qui nous mènerait vers “dix bonnes raisons de jouer à Detroit Become Human” et un billet beaucoup trop long.

Detroit : Become Human a évident quelques défauts mais si vous aimez les jeux narratifs et les bonnes histoires, procurez vous plutôt le jeu, une des plus belles (si ce n’est la plus grande) réussites des cinq productions Quantic Dream.

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