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13 juin 2017

Akiba’s Beat, musiques et illusions sur PS4

J’ai un faible pour les JRPG, c’est plus fort que moi. Généralement, je sais que j’ai peu de temps à consacrer à ce genre de jeu, mais j’en raffole toujours autant. Ainsi, quand j’ai découvert Akiba’s Beat, j’ai voulu m’y essayer. Sorti en Europe le 19 mai dernier sur PS4 et PS Vita, il sera question d’évoluer dans le plus célèbre quartier geek de Tokyo. Akihabara.

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Akiba, le royaume des NEET

Si vous êtes déjà aller à Tokyo, Akihabara (ou Akiba en version courte) est un véritable temple de pancartes lumineuses, de musiques délirantes, de magasins high tech et de boutiques geek. C’est LE Paradis de l’otaku. Et grâce au jeu Akiba’s Beat, on est plongé dans cette même ambiance, assez fidèlement. Même les affiches de certains magasins emblématiques ont été reproduites 😉

Dans le jeu, on se met dans la peau d’Asahi, un jeune neet, c’est-à-dire une personne inactive qui n’est ni étudiante, ni salariée. On dira qu’il est un paresseux oisif et assumé. Un jour, son quotidien se voit être perturbé suite à des illusions menaçant son quartier. Tel un élu, il va devoir prendre les « armes » et à l’aide de ses amis, purifier les mauvaises ondes qui circulent.

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Le petit cousin de Persona

Lorsque l’on joue à Akiba’s Beat, le parallèle avec le jeu Persona est plus que flagrant. Notamment sur le plan de l’histoire. Comme vous avez pu le lire, ici il s’agit détruire les illusions qui perturbent la ville et qui proviennent directement des esprits tordus de certains personnages. Il faudra passer des portes pour pénétrer plus loin dans les rêves et ainsi convaincre vos victimes de mettre un terme à tout ça. Avouons-le, c’est plutôt abusé. D’autant plus que les comparaisons ne s’arrêtent pas là. Qu’il s’agisse des décors, des team de personnages, des tendances graphiques et musicales…

Evidemment, c’est assez habituel dans un JRPG, et Persona ne risque pas d’être égalé par Akiba’s Beat, mais je dois dire que ça m’a assez perturbée. Peut-être parce que j’ai encore Persona frais dans ma mémoire. J’ai donc eu du mal de m’en détacher, et Akiba’s Beat ne fait rien pour contrer ça.

 

Musique et action

Toutefois, le tableau n’est pas si noir qu’il n’y parait. Si l’on met de côté certains points négatifs comme des personnages un peu basiques et clichés, le jeu est plutôt agréable à prendre en main. Côté gameplay, les donjons s’enchainent rapidement et de manière dynamique, à coup de musique électrique. Car comme son nom l’indique, il sera souvent question de venir à bout de vos ennemis grâce aux beats de votre musique. On est complètement dans un style RPG, avec des phases de combats en beat’em all.

Les quêtes sont nombreuses, le temps de jeu s’en voit grandit en conséquence. A mon avis, il faut bien une centaine d’heures pour le finir entièrement (quêtes principales + secondaires + personnages à débloquer). Il est donc important de savoir que le jeu de base est en japonais. Vous pouvez toutefois choisir de garder les voix originales ou les voix anglaises. Côté sous-titres, pas de français malheureusement. Et comme il y a pas mal de dialogues et de phases de lecture, autant le savoir d’emblée.

 

Au final, Akiba’s Beat est un jeu assez cool, qui a le mérite d’être un peu plus light qu’un Persona et moins contraignant. Comme dans tout bon JRPG, les heures s’enchainent sans qu’on ne les voit passer, le tout avec humour et une bonne dose d’action. J’ai adoré retrouver l’ambiance d’Akihabara dans le jeu, même si j’ai trouvé son gameplay trop répétitif par moments.

Akiba’s Beat est disponible sur PS4 et PS Vita, entre 30 et 50€.

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