1 février 2019

Alita : Battle Angel, où Gunnm au cinéma !

L’année dernière, j’ai commencé à lire Gunnm. Aussi, je ne peux pas vraiment dire que j’ai un affect de très longue date avec la saga. Cependant, j’ai beaucoup aimé mes lectures et je me suis très rapidement plongée dans l’univers créé par Yukito Kishiro. J’ai eu un vrai coup de coeur pour Gally et son histoire. Vous vous doutez donc que j’étais heureuse (bien qu’un peu méfiante) quand le film fut été annoncé. Et voila qu’après de longs mois d’attente, j’ai enfin pu me rendre à l’avant-première, grâce à Glénat éditions.

Gally versus Alita

Je pense que si comme moi vous avez lu les mangas, il n’y a pas grand chose à craindre des spoils. Par contre, ce qui est intéressant, c’est de découvrir comment Robert Rodriguez et James Cameron ont réussi à condenser les tomes en deux heures de film. Evidemment, Alita : Battle Angel ne couvre pas l’entièreté des 9 ouvrages (ou de ses suites). Pas pour l’instant en tout cas. Le film retrace essentiellement les deux/trois premiers tomes du manga. Pas toujours dans le bon ordre ou la bonne chronologie, mais en y gardant un sens assez cohérent au final. Du coup, pour las fans, on y retrouve bien des séquences de Motorball. Ce sport extrêmement violent mélangeant le roller derby, la course et du jeu de balle, mais à des fins plus spectaculaires que scénaristiques.

Le film s’ouvre alors sur le médecin Ido Dyson arpentant la décharge de Iron City à l’instant où il trouve les restes d’une cyborg qu’il décide de remettre en état. Bonjour Gally…Alita, qui est le nom du personnage dans sa version anglaise. C’est dommage, mais c’est comme ça chez les américains, que voulez-vous. Alors que notre jeune cyborg ouvre les yeux sur le monde inconnu qui l’entoure et se rend rapidement compte qu’elle a tout oublié de son passé, Ido la prend sous son aile dans ce chaos qu’est Iron City. Et tandis que certaines menaces rôdent dans la nuit, elle se découvre des capacités de combat hors norme qui la rendent plutôt unique en son genre. Il semblerait qu’Alita ne soit pas si jeune que ça. Ses origines proviennent d’un très lointain passé, lorsque les cités suspendues n’étaient pas qu’un mythe et que Zalem n’était pas le seul bastion à dominer les cieux.

 

Une adaptation réussie

Entre chasseurs de primes, motorball, premiers amours et découverte de soi, le film navigue plutôt bien entre les différents thèmes. Pour le coup, il s’agit-là d’une assez bonne adaptation du manga. Sans être entièrement fidèle, Alita : Battle Angel s’offre quelques libertés bien placées qui ne dérangent pas, selon moi en tout cas.

Pourtant le pari devait être assez fou. Ce n’est jamais facile d’adapter un manga au cinéma, encore plus quand il s’agit d’un monument tel que Gunnm. On reste certes dans du grand blockbuster américain, bourré d’effets spéciaux et de scènes d’action millimétrées, mais je trouve que c’est plutôt bien réussi. Christoph Waltz incarne un Ido presque parfait, si bien qu’on le croirait directement sorti des pages du manga. Tandis qu’Alita (interprétée par Rosa Salazar) nous apparait presque plus humaine que les « non-augmentés ». Le film est touchant et puissant à la fois. Je ne pense pas me tromper en disant qu’il a été réalisé par des fans pour des fans. Le tout dans la plus grande bienveillance de l’oeuvre d’origine.

Qui sait, il est fort probable qu’on nous propose un deuxième opus d’ici quelques temps. En tout cas, pour ma part, je signerai présente encore une fois !

Rendez-vous en salle dès le 13 février 2019 !

 

Encore un grand merci à Glénat pour l’invitation à la projection et à la séance de Q&A avec les équipes du film qui s’en est suivie.

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