27 juin 2019

Nintendo POST E3 2019 – Entre Nostalgie et Conformisme (1/2)

Pour ceux qui n’ont pas pu goûter à l’E3 2019, à Los Angeles, Nintendo proposait une séance de dégustation à Paris, dans une villa du 16e arrondissement. Avec de nombreux titres en accès libre, voilà mes impressions sur ceux que j’ai pu tester.

 

The Legend of Zelda : Link’s Awakening

C’est en décembre 1993 que sortait l’un des meilleurs épisodes 2D de Zelda : Link’s Awakening. Cet épisode possédait dans sa version GameBoy une atmosphère particulière. Link échoue sur l’île Cocolint, une île dont il ne connaît rien ni personne, et qu’il va donc découvrir en même temps que le joueur. Cette ambiance à la fois mystérieuse et fantastique est selon moi la clé de voûte du succès de cet épisode, qui marqua beaucoup de joueurs de l’époque.

En cette période, où les éditeurs de jeux jouent fortement sur la fibre nostalgique des joueurs de l’ère 90-2000, Nintendo fait donc le pari du remake de Link’s Awakening sur Switch.

Comme dans le jeu d’origine, nous retrouvons Link, directement après son naufrage, reprenant connaissance chez Marine et son père. Ce dernier nous fait un petit débrief et nous  rend notre bouclier. Et ainsi débute notre aventure (limitée à 15 min dans la démo proposée). 

Nous pouvons visiter le village des Mouettes, retrouver ses personnages atypiques, Marine chantant la ballade du Poisson-Rêve remixée, retrouver tous les clins d’oeil de l’époque aux jeux Mario comme le chomp-chomp enchaîné, la peluche Yoshi…

Nous sommes ensuite amenés à retrouver notre épée, en frayant notre chemin au travers des nombreux  ennemis présents sur notre route. C’est à ce moment que le maître Hibou nous donne les instructions pour la suite : à savoir se rendre dans la Forêt Enchantée. Le début est donc très fidèle au jeu original.

Les développeurs du jeu ont quelque peu amélioré le gameplay, afin que ce dernier soit plus adapté à la Switch et aussi et surtout éviter les nombreux allers retours avec l’interface de gestion des objets : 

  • le bouclier est désormais affecté au bouton R,
  • il est possible d’affecter plus de boutons pour les objets en plus de l’épée,
  • la carte est accessible directement depuis le bouton

Ayant choisi d’explorer, plutôt que de rusher la démo, je n’ai pas eu le temps de finir le 1er donjon, mais force est de constater que, faisant partie des sceptiques lors de la révélation de ce remake, j’ai été agréablement surpris par la direction artistique. Manette en main, les choix graphiques donnent des résultats très convaincants, et je me suis rapidement habitué au design de Link, Marine et du bestiaire de cette version Switch.

Petit bémol : J’ai noté lors de la démo quelques légères baisses de framerate, à voir si cela sera corrigé lors de la version finale.

Un jeu donc, que j’attends dans tous les cas avec beaucoup d’impatience.

 

Pokémon Épée et Pokémon Bouclier

La licence n’étant plus à présenter, cette dernière version fut l’une des grosses attentes de cet E3.

Prévus pour le 15 novembre 2019, ce seront les premiers épisodes destinés à la Switch, et à cette occasion, les joueurs découvriront une nouvelle région, et évidemment de nouveaux Pokemon et de nouvelles règles, dont l’introduction du Dynamax, un dopage du pokémon qui lui procure des stats boostées, une taille gigantesque et des techniques plus puissantes…

Suite à la présentation de l’E3, force est de constater que les premiers retours furent mitigés.

Et… Malheureusement, la démo de 15 minutes présentée lors de ce POST E3 n’aura pas eu de véritables vertus et n’aura donc pas changer la donne à mes yeux. Le joueur était amené à résoudre des énigmes dans un labyrinthe composé d’interrupteurs et de colonnes d’eau bloquant le passage. Il devait se frayer un chemin et faire face aux différents dresseurs présents avant de combattre la championne d’arène. Donc, assez déçu de ne pas profiter un peu de la promesse du monde ouvert de ce nouvel opus.

C’était, malgré tout, l’occasion de voir en action les nouveaux starters (dont je trouve les designs très réussis) mais, au final, rien de bien nouveau en terme de gameplay, à part, lors du combat contre la championne d’arène. Le Dynamax permet de donner à l’un des Pokemon de son équipe, une taille colossale et des stats boostées, comme expliqué plus haut, mais n’est utilisable qu’une seule fois en combat, pour un seul pokémon dans l’ensemble de l’équipe, et pour 3 tours.

Il faut donc l’utiliser à bon escient. A voir également, les retombées stratégiques de ce nouvel élément de gameplay, mais lors de cette démo, il faut admettre que l’intérêt semble limité. En bref, un jeu attendu mais dont la démo, trop limitée dans son contenu, n’aura rien apporté pour pouvoir en parler plus…

 

Mario & Sonic aux Jeux Olympiques

Pas grand chose à dire sur ce nouvel opus de Mario & Sonic aux jeux olympiques, si ce n’est qu’encore une fois, le jeu promet de bonnes parties à plusieurs sur des sports aussi variés que l’équitation, le tir à l’arc, le 100 m (bien que je ne vois pas l’intérêt de faire la course contre Sonic) ou la boxe.

Parmi les nouveaux sports proposés, nous retrouverons ceux présentés pour la première fois aux JO de 2020 de Tokyo  : 

  • skateboard
  • karaté
  • surf
  • escalade 

Ce premier opus sur Switch profite tout de même de la jouabilité offerte par les joycon, et il faut dire que c’est assez grisant de voir la princesse Peach mettre Bowser à terre dans un combat de karaté.

Un jeu qui inévitablement va ravir les fans de Mario Party et de Sonic.

 

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