28 mars 2019

Resident Evil 2 sur PS4, un remake angoissant

Malheureusement, je ne fais pas partie de ces gens qui ont eu l’occasion de jouer à la version originale de Resident Evil 2. A l’époque, donc en 1998, j’étais non seulement trop jeune, mais en plus je n’avais pas de console. Ce n’est que bien plus tard que j’ai enfin découvert les exploits de Leon Scott Kennedy (il se peut même que j’aie légèrement crushé sur lui, je dis ça comme ça). En tout cas, la sortie du remake sur PS4 de ce jeu d’anthologie était une bonne façon pour moi de découvrir les choses par moi-même.

 

Premiers pas dans l’horreur

Cependant, je ne vais pas vous mentir. De toute manière, vous me connaissez assez bien désormais pour savoir que l’Horreur et moi, on est pas copines. Je me force un peu, histoire de tester mes limites, mais vraiment, ce n’est pas ma tasse de thé tout ça. Donc, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai tenu 2 minutes, montre en main. Ensuite, j’ai demandé à ce qu’on joue pour moi, pendant que je servais de soutien émotionnel (ou pas) durant les phases qui font peur. Je suis vraiment une biscotte…c’est affolant. Malgré tout ça, j’estime pouvoir vous donner mon avis sur le jeu, car mine de rien, il a tout de même tourné pas mal dans la console et j’en ai vu assez pour vous donner mon ressenti.

 

Welcome to Raccoon City

Ayant grandement misé sur ce remake, le jeu s’ouvre sur une cinématique impressionnante et un choix crucial, celui de la campagne à suivre. Soit celle de Leon S. Kennedy, jeune policier en route vers Raccoon City pour y prendre ses fonctions. Soit celle de Claire Redfield, partie à la recherche de son frère (tu sais Chris !) qui a disparu. Tu penses bien, j’ai choisi Leon. En soi, l’histoire que vous jouerez ne sera pas fondamentalement différente en fonction de votre choix, mais vous suivrez un personnage plutôt que l’autre et finirez par vous croiser sur la longueur dans tous les cas.

Graphiquement parlant, il n’y a rien à dire. C’est d’ailleurs tellement bluffant par moment que l’horreur et l’angoisse se vivent de manière intense. Qu’il s’agisse des créatures ou de l’ambiance générale qui ne donne franchement pas envie de s’aventurer dans cet étrange couloir obscur. Lumières grésillantes, ombres bien placées, des cris au loin… Capcom s’est donné à fond pour nous plonger au coeur de ce grand classique. Et il l’a fait d’une main de maitre. La mise en scène est parfaite, et le moindre bruit (potentiellement insignifiant) vous glacera le sang.

 

Quand l’épouvante frappe à ta porte

Que l’on soit en ville, entouré de zombie, ou dans les méandres du commissariat assiégé, on vit le jeu dans la peur de savoir ce qui va nous tomber dessus. Et même quand on le sait déjà (pour ceux qui ont déjà fait le jeu d’origine), on se laisse tout de même avoir par le jeu. D’autant plus quand on est en mode survie et que l’on prie pour croiser au plus vite une machine à écrire (seule manière de sauvegarder sa progression dans le jeu).

L’inventaire se saturant bien trop rapidement, on se retrouve souvent à devoir sacrifier planche, plante, poudre ou autres items qui pourtant nous assureraient quelques minutes de survie supplémentaires lors d’un affrontement. Mais Resident Evil 2 s’amuse de ce système qui vous fera parcourir la moitié d’un domaine à la recherche d’un fusible. Fusible qui n’était que la mise en bouche d’un casse-tête vachement plus complexe et tout aussi immense.

Du coup, preuve en est que le jeu nous met dans toutes les situations les plus angoissantes pour nous faire monter en pression. Vraiment, c’est bien jouer, mon coeur a eu du mal à tenir le rythme (pourtant, je rappelle que je ne tenais pas la manette hein).

 

Fouillez des poches, à vos risques et périls

Rien est aussi simple qu’il n’y parait à Raccoon City. Et il faut se méfier de tout. Ce qui est certain, par contre, c’est que ce remake de Resident Evil 2 est un parfait exercice du genre pour tout personne appréciant les jeux de survival-horror. Pour venir à bout de la première campagne, il faut compter une bonne dizaine d’heures. Vachement plus si comme moi, vous refusez d’y jouer le soir. La deuxième campagne se fait quant à elle plus rapidement, puisqu’à priori, les différentes mécaniques et énigmes du jeu seront « connues ». Malheureusement, il semble que les deux campagnes manquent un peu de logique entre elles, mais je ne peux me prononcer puisque je n’ai fait qu’un seul run. Il parait aussi qu’il y a une fin secrète. Je vous souhaite de la faire « in game », mais j’ai opté pour la version Youtube 😉

Eh, je vous avais prévenu que j’étais une biscotte.

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