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28 mai 2018

God of War, la parenthèse nordique de Kratos ?

Quand God of War a été annoncé à l’E3 2016, cela avait créé la sensation. Avril 2018, le jeu voit enfin le jour et nous emmène avec lui dans le grand nord. L’eau a coulé sous les ponts depuis les aventures titanesques de Kratos. Le voila plus vieux et nimbé de mystère, avec un fils à ses côtés, Atreus. Une nouvelle histoire qui promet de ravir les joueurs. Personnellement, j’ai adoré, je vous en ai déjà beaucoup parlé dans Akoitujou, et il est temps de faire le point ici aussi. J’ai pris à peu près un millier de screenshots, mais promis, je ne vous spoile pas.

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Midgard a un nouveau dieu

Depuis sa sortie, ce dernier God of War a enchainé les succès. Exclusif sur PS4, Il n’a non seulement reçu une pluie de bonnes notes mais côté marketing, il a aussi explosé ses ventes en à peine 3 jours, avec plus de 3,1 millions de jeux vendus dans le monde. C’est tout simplement énorme, et ça prouve largement l’engouement des joueurs pour le retour de cette licence.

On prend donc la direction des royaumes nordiques et c’est à Midgard qu’on retrouve un Kratos vieilli et endeuillé par la mort de sa compagne (WTF?!). En guise de dernière volonté, elle lui a réclamé qu’on dispèrse ses cendres du haut du plus haut somment de la plus haute montagne. Ainsi accompagné de son fils Atreus (WTF bis ?!), il se met en route vers son nouveau destin bercé de mythologie scandinave.

Voila qui intrigue beaucoup, car le jeu en lui-même restera très mystérieux sur le pourquoi du comment de tout ça. Mais qu’à cela ne tienne, le jeu parvient brillamment à nous embarquer dans cette aventure.

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Le chemin vers le sommet

Au-delà de ce tout nouvel environnement, God of War nous propose surtout un nouveau système de gameplay. Toujours fracassant mais désormais plus réfléchi. Fini le beat them all, bonjour le action-rpg. Muni de notre hache, les combats se font maintenant aussi à distance, car déjà bien que puissante, cette arme nous permet également de geler les ennemis, à distance, pour ainsi temporiser nos affrontements. Atreus fera aussi office de compagnon très utile lors de notre périple. En effet, grâce à son arc et sa touche dédiée, il assistera efficacement son père.

Autre nouveauté dans ce jeu aux accents « RPG » : les gains de niveaux ne se font pas via de l’XP mais grâce à l’équipement que vous porterez. L’expérience servant quant à elle à débloquer des compétences et à les améliorer. Aussi, des enchantements viendront parfaire vos équipements en conférant certains bonus. Les quêtes annexes se démultiplient, les personnages secondaires deviennent de plus en plus intéressant. On sent que l’univers de God of War a pris de la graine et a appris des grands jeux à succès qui l’ont précédé ces dernières années.

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Côté difficulté, les plus hardcore seront servis avec le mode God of War. Il y a de quoi avoir autant la rage que Kratos. Personnellement, ce n’est pas vers quoi je me suis tournée, préférant savourer l’histoire plutôt que briser la manette. Mais j’ai des amis qui s’y sont frottés et ont pleuré face aux Valkyries que l’on rencontre au fil de l’aventure.

D’ailleurs, le monde de ce nouveau God of War semble vaste, mais l’histoire en elle-même ne nous fait pas voyager à travers tous les 9 royaumes nordiques. Cela ne tiendra qu’à votre âme d’aventurier pour explorer tout ça. Notons tout de même que nous ne sommes pas dans un open-world mais que la carte est assez vaste que pour s’y promener.

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Don’t be sorry. Be better.

Si le jeu se montre d’une beauté époustouflante, qu’il possède une narration digne d’un film et qu’il semble se montrer à la hauteur de tous les espoirs, il souffre tout de même d’un certain défaut selon moi : les ennemis. Sans trop rentrer dans les détails, j’ai trouvé le « bestiaire » très répétitif. Quelques nuances de pattern et de skin peuvent se remarquer d’un royaume à un autre, mais cela reste quand-même assez léger. Si bien qu’on finit par avoir l’impression de se battre toujours contre les mêmes créatures. Il me semble pourtant que la mythologie nordique est assez fournie pour nous offrir un peu plus que ça.

Malgré ce « détail », c’était un immense plaisir pour moi que de remettre les mains sur un God of War. J’ai été émerveillée par les somptueux lieux à visiter, attendrie par cette relation père/fils transposée à l’écran. A de maintes reprises agacée alternativement par Kratos et/ou Atreus. J’ai jubilé sur certains combats et craint devant d’autres. Les petits frissons sur certaines révélations et ce jeu qui ouvre sans doute un nouveau chemin à la licence. Quel bonheur, Kratos reviens-nous vite.

Pour ma part, j’ai joué une première partie du jeu en français et la seconde moitié en anglais, car je tenais vraiment à écouter le travail réalisé avec l’acteur Christopher Judge (Stargate) qui prête sa voix à Kratos. Les deux versions donnent chacune un style différent au personnage. Très bourru et sec, mais aussi tendre et tiraillé. Très belle réussite, je ne peux que vous inviter à tester les deux langues, car la VF est très réussie, mais j’avoue avoir fini par préférer la VO qui apporte, à mon sens, plus de nuances aux autres personnages.

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